Conseils & réflexions

Voici une série de lettres que je vous présente. Ces lettres ont été écrites par les participantes au cours des ateliers autour du corps de l'année 2016.

Je vous remercie toutes de m'avoir confié vos lettres et d'avoir accepté des les partager.

Une manière à vous toutes d'ouvrir le chemin de la réconciliation à Soi

 

Cher corps, je suis tellement désolée,

Je viens de te manquer de respect. Je t'ai tant rempli que je t'ai fait mal. Excuse moi. Je suis en guerre contre toi depuis si longtemps que nos batailles sont devenues routines. Je ne me sens pas bien quand je te fais mal, quand je ne te respecte pas. Tu essaies de me parler, tu hurles pour te faire entendre. Et je te noie sous la nourriture. Pardon, mon corps. Je ne peux pas encore te promettre que ca n'arrivera plus mais je peux te promettre que c'est ce que je souhaite.
Tu reflètes ma force, tu as su te densifier, te fortifier pour me protéger quand j'ai eu besoin de l'être. Tu as su dresser entre le monde et mon coeur un rempart solide.
Merci à toi d'être tout autour de moi. Merci à toi corps imparfait, de si bien me correspondre. Et merci à toi de continuer à me protéger, à me parler, de ne pas m'avoir laissée tomber. Peut être est il temps pour moi de poser les armes, d'alléger l'armure aussi. Mon coeur est plus fort, il est temps qu'il  reprenne sa place dans le monde. Il est temps pour moi de rire, de pleurer, de jouir de la vie. Il est temps que toi et moi ne faisions qu'un, Corps. Je t'aime, tel que tu es, et tel que tu seras. Je t'aime pour ta force, pour ta chaleur. Plus de rupture. Tête, coeur et corps réunis. Voguons !

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Cette année fut une période charnière. Ce travail de groupe m'a donné la force de me sortir le nez de mon assiette. Expérimenter, tester, chercher ... J'ai osé déposer "mes kilos" qui me protégeaient de mes souffrances. J'avais déjà entamé ce travail en individuel mais la force d'un groupe c'est l'accueil, la bienveillance et le respect. Sa dynamique si singulière permet de déposer ce dont nous avons plus besoin et se reposer sur lui pour se dépasser. Je voyais dans l'inscription à ce groupe une punition. Mon corps me punissait d'avoir été incapable de prendre soin de lui. Je ressors finalement de ce groupe après un an de travail en étant la femme que je voulais être et c'est un magnifique cadeau. Oui j'ai perdu des kilos sur la balance mais c'est surtout les kilos de souffrances que je retiens. Je suis aujourd'hui plus juste avec moi-même, c'est-à-dire entre la personne que je suis, celle qui mange et celle qui se regarde dans le miroir. Ce tryptique permet de trouver un équilibre dans son assiette et dans sa tête. Je souhaite à celle qui se pose encore la question de participer ou non à cette expérience, de trouver sa réponse. Belle exploration telle une chercheuse de trésor

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Afficher l'image d'origineLettre à mon corps

 

Quel long chemin pour te parler,
Pour trouver ta fréquence,
Oser te contempler.

 

A quelle source ai-je dû tremper ma plume
Pour délivrer mes mots,
Te rencontrer ?

 

Où donc est ta musique
Enfouie sous tant de dissonances
Dans le labyrinthe de mes années ?

 

Qu’est devenue ta danse
Etouffée sous un bâillon de lune
Certaines nuits de terreur,
D’abus, de trahison ?

 

Avons-nous jamais parlé la même langue,
Toi hurlant
Et moi hors du temps, hors de toi ?

 

Combien de fois ai-je rêvé
N’être qu’un parfum,
Une présence invisible,
Un souffle sur l’azur…

 

Combien encore t’ai-je méprisé,
Massacré,
A bout de désespérance ?

 

Je t’ai quitté parfois,
Instinct de survie alors,
Soulageant l’incommensurable douleur.

 

T’ai-je réintégré vraiment,
Avec tout l’amour et le soin
Que nécessitait notre compagnonnage ?

 

Je crois t’avoir fait porter
Tant de fidélité et de souffrance
Qui n’appartenaient qu’à nos ancêtres,
Pardon.

 

 

Merci d’être encore là,
Debout, résonnant et mouvant,
Courageux, protecteur, enveloppant,
Communiquant en toutes tes cellules.

 

Le sais-tu ?
J’aime ton hypersensibilité
Ta carnation
Tes saisons, ta fragrance
La douceur de ta peau
Ta façon d’être au monde
Tout en courbes plus ou moins lourdes
Ta sensualité, toujours prompte à fleurir
Enveloppe intime,
Toi qui porte mon chant
Ma vie à chaque seconde !

 

Telle la houle sur la mer
La hurle souvent, t’a déchiré.
Avec la marée douce,
Claire et vive du jour nouveau
Je te compagne et t’accueille aujourd’hui
Dans la danse de ma Vie,
Mon corps de plus en plus réconcilié…

 

Marie             P.        Les Isles, 30 mai 2016

 

 

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J'aimerai vous faire part d'une lettre qu'une patiente à écrit un jour à son corps.

Cette lettre m’émeut et me fait frissonner à chaque fois que je la lis.

Sa douleur se perçoit à travers ses mots et je souhaite à Isabelle de trouver un amour et une compassion à son corps.

Avec toute ma tendresse

A toi Isabelle ...

 

Lettre à mon corps

 

 

 

 

 

Mon cher corps, toi que je trimbale 24h/24 qui devrait être mon reflet alors que ta lourdeur me pèse.

 

Je ne comprends pas pourquoi tu me refuses de perdre du poids et que tu t’obstines, au contraire à en prendre ce qui m’enferme dans une fatalité, une inactivité, une sobriété que j’aimerai au contraire repousser.

 

J’aimerai faire du sport mais ta lourdeur m’en empêche

 

J’aimerai mettre des robes mais je me blesse l’intérieur des cuisses à chaque fois que j’essaye et le retour de mon image n’est que bourrelet et laxité.

 

J’aimerai être moins fatiguée, car toute cette graisse à trainer m’épuise.

 

J’aimerai m’affranchir de cet héritage de personnes fortes dans la famille.

 

J’aimerai tout simplement rentrer dans un pantalon sans effort et sans dégout.

 

J’aimerai pouvoir manger sans pour autant m’empoisonner la vie.

 

Tes bourrelets et vergetures me désolent, tes boutons m’exaspèrent.

 

Je te vie comme une punition, ma punition d’être anxieuse, perfectionniste, dyslexique et intériorisée.

 

J’ai honte de te sortir, j’ai honte devant mon mari, j’ai honte devant mes enfants, j’ai honte devant ma glace, j’ai honte devant mes patients et j’ai honte devant mes collègues.

 

J’aimerai que pour une fois, tu m’écoutes ; moi de l’intérieur, mes envies, mes besoins.

 

J’aimerai non pas être très mince mais être à l’aise dans mon corps. Etre fière de mon corps, réunir mon corps et moi car pour l’instant je te tiens à l’écart car je te refuse telle que tu es. J’aimerai pouvoir te dire « je t’aime » pour la première fois de ma vie.

 

Laisse moi perdre ce poids qui me pèse et vivons ensemble une belle vie riche de sport, de belles petites robes et peut-être même de la danse ou du chant.

 

Autorise moi à perdre tout ce qui me gonfle, laisse toi aider, n’attendons pas la vieillesse et les regrets.

 

 

 

Pour conclure, j’aimerai prendre de l’avance sur les envies en te disant sincèrement que je t’aime malgré tes défauts actuels.

 

 

 

Isabelle, la petite fille, la jeune fille, la femme et la future vieille femme.

 

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Voici mon coup de coeur du jour: Un poéme écrit par Jocelyne Seve, voici des mots vrais ...écoutez votre corps...

 Régime 

Quel est donc en toi ce mal être
Qui fait que ce corps tu le rejettes
Je suis pourtant ton ami
Et tu me traites en ennemi
En n’acceptant pas ce que je suis
C’est toi-même que tu fuis

Tu me malmènes avec des régimes
Qui t’emprisonne et m’abime,
Et tu n’es jamais satisfait
De tout ce que tu me fais.
Peut-être faut-il simplement m’accepter
Tel que je suis m’aimer et me respecter

Arrête de vouloir me formater
Me calquer sur tous ces modèles stéréotypés
Je suis ton corps un mystérieux écrin
Qui te protège et te soutient
Tu me demandes souvent beaucoup
Sans te préoccuper d’être doux
Si tu tentais de m’écouter
De me comprendre et de m’apprivoiser

J’ai des choses à te dire
Qui t’aideraient surement à grandir.
Je connais parfaitement mes besoins
Tu saurais les calmer si tu en prenais soin.
Mais pas par tous ces leurres et dérivatifs
Qui viennent de l’extérieur ces régimes punitifs.

Observe-moi prends le temps
D’être à l’écoute de ce que je ressens
Ce que tu combles en mangeant
C’est une émotion à laisser vivre en dedans.
Viens rassurer et calmer ce désir angoissé
Qui t’habite et n’est pas rassasié
Apporte-lui la nourriture du cœur
L’amour qui apaisera ses doutes et ses peurs

Arrête de m’étouffer, de me juger
De me détester et de te culpabiliser
Lorsque tu m’auras entendu
Tu verras je serai vite repu
Enfin nous deux réconciliés
Nous pourrons déguster et savourer
Les mets les plus raffinés
Avec plaisir en toute simplicité.


 

 La culpabilité apprenez a vous en Défaire...


 

 

L'approche  anti-régime ou l'alimentation intuitive par Mary Didry


 

MANGER SAINEMENT FERAIT GROSSIR :

Voilà le dernier titre d’un article du magazine « cerveau et psycho »

Dans quelle mesure manger sainement fait grossir ?

Manger sainement excellente idée !!! Le bipède du 21e siècle cherche désespérément a vivre plus longtemps et en meilleur forme. Seulement voilà, il semblerait, que, ce que les autorités nous inculquent depuis les années 60 ne fonctionne pas !

Alors, toutes les études seraient donc remises en cause !!! Le matraquage publicitaire, ne serait donc pas vrai !! Quelle tragédie !

Réfléchissons : qu’elle est l’espérance de vie de nos aïeux : 85 ans ? humm ! intéressant, cela signifie qu’ils ont commencé a manger diététiquement correcte quand ils avaient 50 ans. S’ils ont commencé bien sure !!, serait ce donc ses 40 ans de leur vie qui les ont sauvé de la catastrophe. Eh bien à en croire ce dernier article. Non !!!

Des chercheurs de l’université de Chicago ont montré que des gens à qui l’on demande de manger une tranche de pain présenté comme bon pour la santé ont PLUS faim juste après ceux à qui l’on demande de manger le même pain décrit comme savoureux et croustillant.

Placés face à un paquet de biscuits, les premiers en avalent mangé deux fois plus que les seconds !

En fait l’être humain poursuivrait 2 objectifs :

  • la santé
  • le plaisir

Se focaliser sur la santé engendre un déficit de plaisir que l’on compense en mangeant des friandises. D’Ou les effets délétères des recommandations sanitaires.

Alors, RETROUVONS UNE EMOTION IMPORTANTE à la vie :   LE PLAISIR


 

 

Que l'on soit femme, homme, mère, père, ou fille ou garçon, 'aujourd'hui nous sommes tous concernés par les régimes. Cette vidéo montre bien une des conséquences des régimes.


Un monde Virtuel:

Je quittais tranquillement ma belle province un beau matin d'automne pour retrouver cette vie trépidante parisienne.

Comme a chaque fois que j'arrive dans cette ville, je suis comme envahie par le désir de scruter chaque rue, chaque immeuble, chaque endroit comme pour me rassurer que ma ville, ma belle ville n'a pas changé. Mais comme à chaque fois, je suis surprise par ses publicités murales, aussi grande qu'un King Kong relevant de sa même agressivité: "regardez moi, vous êtes à moi!"

Attendant, tranquillement sur le quai d'un métro toujours incertain, je me retourne et derrière moi qu'elle est cette découverte? une publicité !

Oui certes, vous allez me dire mais elle ne nous apprend rien. J'y viens.

Je suis assez frappé par la mise en scène de cette publicité et je prends du recul pour mieux la contempler. C'est une publicité pour un yaourt dont le recette existe depuis 1953. Ce yaourt dont je dois taire le nom permettait de mettre en scène, enfants fille et garçon, mère tous entrain de traire chacun une vache au coeur d'une étable. Une famille qui montrait clairement : sa fierté, sa joie de vivre, sa nature et son patrimoine. De plus, ces personnes étaient toutes lotis d'un foulard autour du visage, mettant en valeur un sourire rayonnant et la rondeur d'un visage qui en disait long sur le reste du corps. Mais qu'ils avaient l'air tous heureux! Ce qui est frappant c'est ce sourire aussi proportionnel que leur corpulence. J'étais stupéfaite par la mise en valeur de cette photo et révélant une société où la grosseur avait sa place.

L'arrivée de mon métro me coupa dans cette admiration !!! Et c'est après que me vain cette phrase : pourtant, ils sont bien obèses ces gens là !!!! A l'époque la valeur d'un être humain n'était pas au jugement du GROS, bien au contraire. Ah, que j'aurai aimé vivre à cette époque , mes parents ont vraiment eu de la chance!! J'ai eu beau regardé autour de moi, dans ces trames de métro, aux terrasses des cafés ou dans des lieux de divertissements. je n'ai pas revu ces sourires, fières d'exister, fières d'être tout simplement. Car dans notre société ETRE revient à défendre le critère du mince, mais ou se trouve t-il ??? Nulle part...si, dans les publicités sûrement.